À la réalisation du deuxième numéro du Saintézine

Le petit journal fantaisiste sur Saint-Étienne est tout beau, cela fait même une dizaine de jours que son deuxième numéro est paru, le Saintézine !

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Vous pourrez le trouver à l’Entre Pots Café, au Remue-Méninges, et au tabac Bus Stop.

Et bravo aux participantes et participants : notre soutien graphisme Marine, notre soutien spirituel Leika Kalayag C. Dy, notre soutien « beau mec » Vincent, et enfin le STAGIAIRE (moi, ahem), le nouveau petit jeune. En gros, l’équipe de la Guinzette réincarnée… houla houla, c’est déjà une longue histoire.

… mais quand même un bémol : nos articles sont cette fois trop longs. Nous nous sommes laissés emportés par l’enthousiasme littéraire. Notez qu’on a aussi grossi les photos. Donc, gros + gros… il est évident que ça pète à un moment. Nous allons essayer de résoudre ce problème, c’est promis, cher Lecteur / Lectrice.

Pour moi, la période aura été l’occasion de bien avancer sur l’attitude journalistique simulée en public. Pour la photo des fléchettes, par exemple, je suis vraiment allé dans un bar (au Bar Et Vous) avec, comme on dit, des vrais gens, à qui j’ai bien expliqué ce que je voulais faire. Il a fallu que je revienne 3 soirs de suite avant d’en trouver qui étaient d’accord, et voilà.

Çela a aussi été le cas pour le gentil papa au marché de Noël. Ah !.. l’histoire du gentil papa… ah !… nous l’avons bien dorloté en pensée, le pauvre.

À l’origine de cette histoire, c’est vraiment un homme, un père de famille, donc, en chair et en os, qui m’a abordé alors que je faisais mon petit théâtre mobile sur le vrai marché de Noël de Saint-Étienne et qui avait envie de parler à quelqu’un et qui m’a raconté sa vie… quasiment, l’histoire que je vous raconte dans ce numéro du Saintézine.

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Nous nous sommes posés mille questions à son sujet. N’est-il pas trop possessif ? Faut-il appuyer / diminuer son coté démiurge ? Comment parler de ses jeux sentimentaux avec sa femme, ses filles, son garçon ? Faut-il les nommer ? Etc.

Et puis j’ai tourné dans ce marché de Noël, pour suivre par la pensée ce papa, comme beaucoup d’autres pères. Et j’ai même sorti de mes déambulations deux autres informations fantaisistes : la force qui frappe le marché de Noël, et avec les churros, la dénonciation d’abus commercial, d’ailleurs bien développé et parfaitement expliqué dans l’article.

Et, dans cette recherche d’inspiration, j’ai même fait quelques interviews des commerçants !… C’est que, en effet, les prix, le prix, c’est une grosse question pour un gentil papa.

Deux minutes de lecture de prix au marché de Noël :

Et puis… tous les aléas, toute la logistique d’un journal qui raconte n’importe quoi fait de bric et de broc.

Ainsi il faut mettre en place les dépôts de vente. Et mine de rien on a démarré la page facebook, dont on ne savait pas trop quoi faire, personne dans l’équipe n’étant un passionné de l’exercice. Et aussi toujours la collaboration entre auteurs, l’émulation, qui fonctionne bien c’est génial. Et, heureusement, aucun relent de pensée positive entre nous, pourvu que ça dure. Pour l’article sur la plante dans le bitume de Leika Kalayag C. Dy, nous avons fait des études historiques, (sur wikipédia), une enquête terrain, bravant les intempéries, cherchant un objet pas beaucoup plus grand qu’un timbre poste dans toute la rue Antoine Durafour… et il est apparu que cette chose n’était pas du tout gravée dans le bitume, comme on le croyait. Raconter n’importe quoi, c’est tout un art, et nous n’avons pas droit à l’erreur.

Et puis il y a eu les vacances de Noël pour tout le monde. Et nos vies privées, hein. Quinze jours de retard de parution au final, c’est mal.

Rendez-vous au numéro 3.

 

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