Des choses de trucs en public

Frise fantaisisteC’est un projet difficile à décrire. Les concepteurs l’ont appelé My Mobile, ce qui décrit pas grand chose… si nous avions été au 19ème siècle, sans doute l’auraient-ils appelé Mon Train À Vapeur.

Ça se présente dans la rue entre la danse, le théâtre, ou rien. C’est pas de la danse, ni du théâtre, mais ça peut être pas grand chose.

Il faut que ce soit très précis, très assuré, très fluide ; chorégraphié, nous disent les organisateurs.

Par ex. soit un type qui lit son journal dans la rue ; des gens passent à coté de lui, lui prennent son journal et lui empaquette la tête avec ; après quelque temps d’autres arrivent, en passant lui enlève le journal de la tête ; puis il s’en va, et c’est fini.

Ça peut être aussi une fresque humaine mouvante adossée à un mur ; ou un chaîne humaine qui gène le passage à un arrêt de tram.

Nous passons beaucoup de temps à mettre au point la formation, l’évolution, la fin. Formation et fin sont la clef de la crédibilité de ces petits événements fantaisistes.

Ou alors aussi on couvre un abris bus avec nos mains. C’est un peu comme ces empreintes de mains qu’on voit dans les grottes ornées, sauf que là nous utilisons nos mains directement, et que c’est pas une grotte ornée mais un abri bus. Nous cherchons à prolonger le mobilier urbain, nous cherchons la précision dans l’effet graphique, la proximité avec le passage des gens.

Comme on ne peut plus modifier le titre du projet, alors on change le sous titre. Toutes les semaines le sous-titre change, il peut y en avoir plusieurs en même temps. Nous avons essayé FANTAISIES EN CORPS, ou CONNAÎTRE LA VILLE PAR CORPS, ou LE TEMPS D’UN ARRÊT, et DES CORPS LA VILLE !

Cela peut être très spectaculaire, voir théâtral. Par exemple nous simulons un homme très important qui parcourrait la ville entouré d’une nuée de gardes du corps.

Ça peut être très discret. Par exemple un groupe de personnes qui… se regroupe.

Souvent on accompagne nos figures de bruitages, grâce à un système de haut parleurs qui bruitent.

Nous sommes une vingtaine de personnes. On embauche toujours. Nous travaillons dans un gymnase en centre ville, puis on va dans la rue faire nos trucs. Quelques fois on va dans des lieux officiels, tel l’Opéra Théâtre De Saint Etienne, mazette. (c’est autre chose qu’un abri-bus, quand même).

Bon allé, je vais lire le journal tranquille sur un banc public.

Voir ailleurs :

Le site du projet, sur facebook. (et tant que j’y suis _MON COMPTE FACEBOOK_, si vous voulez devenir mon ami).

Un article sur notre première sortie en ville (événement ! ).

 

Un commentaire

Ajouter un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.