La mairie de Saint-Étienne m’autorise finalement la rue

Il y a quelques temps j’avais reçu, de la part de la mairie de Saint-Étienne, une interdiction de chanter dans la rue. Et bien ! Pour une raison que j’ignore, les gens de la mairie m’ont retéléphoné récemment, pour me dire que finalement ils m’autorisent !

On a discuté un peu au téléphone, j’ai donné des heures et des lieux d’interventions qui me semblaient le mieux pour moi, et quelques temps après je recevais la lettre d’autorisation.

Je n’ai aucune idée de ce qui a provoqué ce changement. Pour ce qui concerne les interventions artistiques dans la rue, ils m’ont dit : « On est d’accord, mais on veut garder la main. Voilà pourquoi on autorise pour des temps et des lieux définis« .

Voici la photo de la merveilleuse lettre (cliquez pour mieux voir) :

100_2132Vous observerez que la mairie a évolué : avant elle utilisait le terme chanter comme terme générique à toute activité artistique, maintenant elle utilise l’expression se produire : « … autorise, à titre temporaire… à se produire : les mercredis…« .

Je suis un peu étonné de cette pratique du vocabulaire des usines, à la forme réfléchie, mais ça me va assez bien : je produis, réfléchissant.

Apparemment, les autres n’en ont pas le droit ? Bon…

C’est vraiment très large, comme autorisation, puisque moi, quand je réfléchis de moi… je peux vous dire que je pense absolument à tout et n’importe quoi. Je vais produire de moi des clones, des symétriques, des verts, des bleus… J’ai le droit.

Du coup, le « on est d’accord, mais on veut garder la main« , résonne un peu bizarrement. Bon… Depuis que je suis à Carton Plein, je suis, quelque fois, payé pour savoir que rien n’est simple en ces matières. Bien…

Et l’arrêté du 1 avril (hi ! hi ! ) sur la tranquillité publique est introuvable, par moi, sur le web, bon…

Bon…

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