Le crieur de fausses nouvelles à l’escalade

Nouvelle sortie dans la bonne ville de Saint-Étienne pour continuer le rodage de ma nouvelle activité de crieur public de fausses nouvelles, en parallèle avec toutes les histoires d’agence de presse fantaisiste, de Saintézine, etc, dont vous pourrez retrouver tous les détails en cherchant sur ce blog des dérives de rue !

Crier c’est bien, être entendu aussi, être vu encore mieux. Voilà pourquoi j’ai commencé à relever les lieux publics où je peux être en hauteur, si possible de façon guignolesque, et de façon accessible pour moi : je n’ai plus 20 ans, malheureusement.

J’avais déjà trouvé un poste de cri, celui là :

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Question guignolesque, je le crois vraiment sans concurrence. Cette… truc-machin se trouve rue Beaubrun. Donc, je monte là dessus, je déroule mon texte, et je lance mon cri.

Puis, histoire de perfectionner le concept, j’ai essayé de trouver un autre poste. J’ai trouvé ces poubelles à verre, avenue du président Loubet, juste à coté, sur lesquelles je monte :

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Il suffit de les regarder pour les trouver drôles. Si j’étais jeune, je serais monté sur le toit des wc publics juste à coté, mais je suis obligé de rester raisonnable.

Là aussi je cris de là haut des informations irréelles.

En prime lecteur fidèle voici des vidéos des postes de cri, qui donnent mieux l’environnement, puisque ça tourne.

Au moment où j’ai lancé les actualités, il y avait un peu plus de monde.

Et voilà le tour pour l’autre poste :

Sur la vidéo l’ambiance est à peu près la même que lorsque je suis intervenu, avec assez peu de monde, ce que je préfère, en rodage. Des gens sont sortis des cafés pour me voir, et même m’écouter, alors ça ira bien.

L’un d’eux m’interpelle : Mais pourquoi faites-vous ça ? Avez-vous pensé aux gens qui ne mangent pas à leur faim ? Des gens, oui, des gens ont faim et vous, vous jouez.

Et oui… il y a un an, le journal Le Monde sortait un article intitulé A Saint-Etienne, le centre-ville miné par la pauvreté (lecture complète payante) (tout de même, deux fautes d’orthographe dans un titre, à À et É, ça fait beaucoup pour un journal national). Cet article parlait de choses toutes proches de cette poubelle à verre et de ce plot végétal, toutes proches des gens vers lesquels je criais. L’article avait fait scandale dans l’intelligentsia locale. Elle est si éprise de vraie information. Aujourd’hui… peut-on encore jouer ?

 

Pour le mercredi 2 décembre.

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