Le poète en ville à vélo

Dans ma nouvelle quête d’interventions encore plus éphémères et rapides, je me tourne vers mon ami de toujours : le vélo.

L’idée est que je suive en vélo les voies de tram ou de bus, je m’arrête aux stations, je descends, je gare mon vélo au quai, et dans la foulée j’annonce aux gens qui attendent leur transport que je vais leur présenter une poésie etc.

En ce moment, c’est Les passantes, qui est un poème assez long, finalement ; heureusement que Brassens en a supprimé deux strophes !

Le vélo me parait d’autant aller avec cette recherche dans le fugitif que la municipalité de Saint-Étienne agit dans le sens d’un retour de la voiture en ville, ce qui rend la circulation nettement plus compliquée, ce qui est parfait pour moi : en vélo je me ris des blocages.

Et ça à l’air de marcher assez bien avec les badauds : ils voient un type déjanté, c’est le cas de le dire, qui pose son vélo sur « leur » quai, et le contact s’établit beaucoup plus facilement, ils me demandent des explications, me préviennent que c’est pas fait pour ça, me demandent de faire une poésie assez courte, pour que je ne sois pas écrasé par le tram. Le vélo rend les choses plus familières, plus humaines, plus sympathiques.

À suivre.

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