Villes#1 Saint-Étienne La Cotonne-Montferré semaine#4 et SPECTACLE

Le spectacle ? C’est pour demain. (29, 30 juin et 1er juillet 2017 ! )

 

Venez voir, si vous ne lisez pas trop tard ces lignes, car sur ce blog je parle rarement du spectacle lui-même, je parle d’abord du processus de construction.

À la veille d’accueillir le public, de mon point de vue d’acteur lambda, je me débrouille pour assurer le coup au max.

Déjà, la canicule de la semaine dernière a cessé, ce qui facilite grandement le travail. Mais la pluie, et même le froid (seulement 13° prévus demain à 20h ! ) arrivent. C’est pas grave.

Il n’est pas complètement clair que tout soit au point, mais il me semble que il y en a 95% quand même. Les 5%, c’est juste que il y a une ou deux personnes du groupe qui doivent apprendre 3 pages de texte, action décidée au dernier moment pour les jouer demain, de l’habituel. Comme l’endroit est sympa, comme les gens sont sympas, que les répétitions pulsent, tout baigne.

Cette session de Villes# a été très agréable. Comme il est dit dans un des textes que je dois présenter : « On a une vue magnifique sur Saint-Étienne » (… depuis La Cotonne ou Montferré). Seul le passage de la canicule a été pénible.

En répétition.

Je suis bien content d’avoir réalisé un interview. Ce procédé consiste, pour le comédien, à trouver quelqu’un du quartier qui veut bien lui raconter sa vie urbaine, puis il doit la retranscrire, et la redire au public. (pour ma part, j’avais 3 minutes). Si les deux dernières étapes ne me posent pas trop de problèmes, la première est pleine d’aléas pour moi. L’équipe avait d’ailleurs commencé à m’aider là dessus, mais heureusement un homme rencontré par hasard a bien voulu se prêter au jeu ! (voir résultat dans les textes à la retraite heureuse).

Dans cette session, nous avons vécu les premiers jeux collectifs. C’est assez paradoxal, mais dans Villes# il n’y avait jusqu’à présent aucun dialogue, sur scène je veux dire. C’était, grosso-modo, une succession de monologues. Grâce au nouveau protocole théâtral Controverses c’est terminé ! Mais cela reste très paradoxal, puisque c’est le public qui doit dialoguer, et moins les comédiens. Cela oblige ces comédiens à diverses jongleries, pour parler quand même, surtout que tout ou presque est improvisé dans ce protocole. Il est, comme les autres, très riche de travail théâtral : quelle fiction, quelle histoire va déclencher une réaction du public (la Controverse…) ? Quel texte écrire pour bien mettre en place les personnages, la situation, tout cela étant compréhensible à l’évidence par ce même public ? Et toutes sortes de questions ; il y avait souvent pour nous une controverse de la controverse, soit pour la préparation, soit pour le debriefing.

En répétition.

Pour moi cette session a encore confirmé l’importance de l’écriture, et notamment la pratique d’ateliers d’écriture. Et même dans le cadre d’impros ; dans ces derniers jours nous avons (encore) inventé un nouveau procédé théâtral, à savoir la « balade directe » (dénomination fluctuante) : faire une balade en ville, revenir juste à l’heure du début du spectacle, et entrer directement en scène et la présenter de suite au public sans autre intermédiaire ! Je me suis porté volontaire avec enthousiasme, et ce qui m’a aidé à cette occasion est un de ces ateliers d’écriture, se basant sur l’idée de partitions multiples : grâce à ce système, chaque structure dessinant un rapport à la ville dans sa démarche humaine, rêve, poésie et fiction arrivent quasi d’eux mêmes, bref c’est beaucoup plus facile qu’un discours général.

En répétition.

Nous discutons beaucoup du « problème » « enfants ». Nous ne travaillons pas dans un théâtre, mais dans un centre social. Donc, pour faire court, des enfants et adolescents entrent et sortent en permanence. Ces enfants, outre qu’ils sont des personnes comme les autres, c’est à dire porteurs de la parole de leur quartier comme les autres, et susceptibles d’être des spectateurs ou acteurs comme les autres, bougent toutefois beaucoup plus que les autres, et demandent une attention particulière, c’est à dire monopolisent une, deux ou trois personnes d’entre nous à leur service. (ou surveillance). (ou contrôle).

En répétition.

Sauf que ce n’était pas du tout prévu dans le planning, et que on n’est pas trop chaud pour se transformer en gentils animateurs de colonies de vacances. Mais les enfants nous trouvent tellement amusants, tellement intéressants… Qui sont ces sorciers qui parlent comme à la télévision ? Et qui est ce type qui construit des cubes géants ? Sont-ils solides, ces cubes ?…

En répétition.

Et l’heure du spectacle arrivant, il est hors de question de se laisser déborder. Le deal a toujours été : vous participez ou vous regardez sans déranger, sinon vous sortez. Même avec les adultes de toutes façons. Tout est dans la façon de le dire, dans les liens que l’on peut tisser, la confiance que l’on peut établir, car on préfère le premier choix : un enfant qui participe, et c’est toute une famille, quelques uns de ses copains ou copines, qui, potentiellement, viendront aussi.

En répétition.

Et voilà, quatre semaines de travail, quand même ! Oha c’est du théâtre alors on sait pas toujours à quoi ça sert… c’est peut-être ça notre arme, notre protection ultime : c’est gratuit.

En pause.

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