Villes#1 Saint-Étienne Moreno#6

Notre petite salle de spectacle semble être devenue le nouveau rendez-vous connu du quartier. Mais nous sommes en permanence sur une sorte de fil du rasoir où tout peu basculer dans une forme de violence sur le moindre accident.

Quelques-uns participent à l’atelier Balade urbaine… pendant une heure tout va bien ; c’est à dire qu’ils entendent et commencent à construire un projet de balade dans leur quartier, puis d’écriture, puis de spectacle ; puis l’un d’eux va aux toilettes, mais en sortant casse le verrou ? (il semble ne pas être parvenu à le rouvrir, c’est pour ça qu’il l’a cassé).

La diversité des publics que nous recevons – reflet de la diversité urbaine de Montreynaud – nous aide beaucoup. Tous nous respectent a minima pour ça. Notre rôle de médiation, que nous revendiquons à plein, se manifeste par un engagement presque sans limite pour certains d’entre nous sur ce sujet, mais aussi par les fondamentaux du théâtre… ne serait-ce que de donner la capacité aux hommes et aux femmes de se rencontrer.

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Et pendant ce temps, nous devons avancer. Comme le disait – un peu maladroitement – quelqu’un de chez nous : nous sommes là pour travailler, pas pour faire la police ou réparer la porte des chiottes.

Nous passons petit à petit de l’étape « balade urbaine » à l’étape « entretien » ; c’est à dire que nous allons concrétiser, en quelque sorte, toutes nos rencontres, relations, pour réaliser des interviews, et montrer par là des exemples vécus dans la ville. (votre serviteur présente ses propres textes issus de ce processus à la précédente session à Beaubrun ici).

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Présentation des textes de balade urbaine au metteur en scène.

Nous avançons bien aussi sur la question de la controverse, notre protocole final, où chacun est censé s’exprimer par rapport aux grands enjeux du quartier.

Nous le concevons de plus en plus comme un couplage chœur public – controverse, et nous insistons pour que les volontaires à la controverse participent aussi au chœur ; parler ensemble et parler dans un débat nous semble participer d’une expérience citadine complémentaire. Le couplage des deux favorise l’estime des uns pour les autres. Et nous avons essayé une nouvelle forme que la disposition des chaises en rond : le protocole de Rimini (le voir à Paris). Ça a bien fonctionné.

Le chœur, tous les soirs, avec son coté cérémoniel, se confirme encore et toujours comme le… cœur de notre stratégie.

(c’est facile, mais fallait la faire).

À demain.

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