140 caractères, un peu court pour Moby Dick

L’art de raconter n’importe quoi sur n’importe quoi :

… cependant, ça correspond assez bien à l’idée que je me faisais des fausses informations quand je les ai imaginées : plaquer, de façon à la fois artificielle et naturelle (poético-fantaisiste, dirais-je) une ambition artistique personnelle sur une situation urbaine (ou campagnarde, si je suis à la campagne).

L’origine de Moby Dick ? Cela tient au fait que je participe cet été à un atelier d’écriture en ligne, conduit par François Bon. Et alors ? C’est que ce dernier est parti aux États-Unis faire un travail de traduction sur Lovercraft. Et donc ? (… je n’ai pas très bien compris pourquoi…) de Lovercraft on passe à Melville, et à Moby Dick, et donc Nantucket (sans doute que tout ça est aux États-Unis). Et donc alors ? Tout en animant son atelier littéraire, François Bon a réalisé une petite vidéo de son passage à Nantucket, dans son journal :

Donc l’entrée du port de Nantucket = quartier bourgeois à Saint-Étienne CQFD, puisque j’y passais à ce moment là. En plus le grand immeuble blanc derrière symbolise très bien la baleine blanche Moby Dick, que demander de plus ?

… cependant, exprimer tant de choses en 140 caractères, limite imposée par Twitter, est vraiment pas facile. Là je n’y suis pas arrivé… mon idée de départ occupait 200-300 caractères. À force de compresser, supprimer, réduire le texte, je me demande s’il est toujours clair ?…

Reprenons Moby Dick : « Je bourrai deux ou trois chemises dans mon vieux sac de tapisserie, le fourrai sous mon bras, et partis pour le cap Horn et le Pacifique. Ayant dit adieu à la bonne vieille ville de New-York et à l’île de Manhattan, j’arrivai sans encombre à New-Bedford. C’était en décembre, un samedi soir. Je fus très désappointé d’apprendre que le petit paquebot qui fait le service régulier de Nantucket était déjà parti, et que je…  » Clair ?

 

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