Le Fantastique dictionnaire:Explorer les villes

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Les ateliers d'écriture, ou, plus largement, la recherche de créativité permet-elle de découvrir, d'explorer, de rendre compte de la ville ?

Habitant Saint-Étienne, j'ai surtout pratiqué ces idées à Saint-Étienne, forcément. Donc, voir les applications pratiques à Catégorie:Saint-Étienne.

Mais comment, qui, quoi ? Ici, j'essaie de faire une petite sélection des ateliers d'écriture avec lesquels explorer une ville. Mais sans trop savoir pourquoi retenir l'un et pas l'autre. Pourquoi ai-je mis Neuf portes seront passées et non Ne pas mentionner l'oiseau ? Dans les deux cas la proposition est un moyen de décrire un parcours... peut-être qu'on n'imagine pas voler au dessus d'une ville ? Et j'aime bien l'idée de passages (portes) pour décrire la ville. Mais peut-être qu'un jour je trouverai l'idée de l'oiseau géniale et celle des portes stupide.

Également, j'essaie de réfléchir à l'idée de projection... une proposition doit pouvoir (que j'espère) se projeter dans un univers. L'univers de la ville, mais peut-être aussi un autre. Par exemple, ‎On ne pense pas assez aux escaliers où il suffit de donner la position géographique de l'escalier (à Saint-Étienne il y a des escaliers partout dans la ville) pour fabriquer une carte, etc. Mais comment faire avec Aller perdu dans la ville ?... bin j'en sais rien ; on pourrait dire "Ah vous étiez perdus mais en fait vous étiez là, telle position géographique, sur la carte..." ce qui serait ridicule. À réfléchir. Sur cet aspect de projection, je patauge.

Également également, la proposition doit pouvoir fonctionner à l'envers, c'est à dire que la ville permet l'exploration de la proposition. (à l'envers, du point de vue du titre de la page). Si l'on reprend l'atelier Aller perdu..., qu'est-ce que faire semblant d'être perdu (puisqu'il ne s'agit d'être perdu que pour rigoler, hein) fait découvrir de l'écriture ? Si je vois un trottoir, quels mots cela va-t-il ouvrir ? À réfléchir. Je patauge.

Et puis, qu'on vienne pas me casser les pieds avec des problématiques de ville / campagne. J'habite dans une ville, voilà pourquoi. Si j'habitais la campagne j'aurais appelé cette page Explorer les campagnes.

Ateliers de ville

Voici les approches qui me semblent fortes pour l'exploration d'une ville.

La bande-son ça se raconte aussi
Je suis surpris de voir à quel point cette approche ouvre des portes. Évidemment, en ville, il y a du bruit partout. Ça m'a été une bonne piste même dans un café où il ne se passe rien !
Neuf portes seront passées
Je crois que je ne l'ai pas encore appliqué au titre de la découverte de la ville mais je me dis que ça doit être bien à cause que dans une ville il y a souvent des transitions, des passages, des étapes.
Autobiographie aux noms propres
Pareil ; il y a partout des noms.
14 fois vers le même objet
Super approche, super idée, sauf que un peu incompréhensible, quelque fois fastidieux et s'étale en temps et longueur. Par exemple Embruns du passé#Un vieil aiguillage m'a pris plusieurs mois. Mais ça donne un lieu de rendez-vous dans la ville, un quasi-protocole, un apprivoisement, ça rend familier, très sympa.
La route rouge de Rimbaud
Pas forcément simple, mais super pour les enchaînements, les transitions, les mouvements... Pour l'instant, ce que je considère comme ma meilleure réussite : Approche#Plein de femmes un docteur.
Bergounioux lieu public
Bin forcément un lieu public...
On ne pense pas assez aux escaliers
Bin forcément à Saint-Étienne... j'en ai fait toute une page, et c'est très loin d'être terminé, j'en n'ai fait que 5% : Escalier.
Aller perdu dans la ville
Il y a le mot "ville" directement, donc c'est bon. Et il apparaît qu'on peut se perdre même dans un escalier, donc on peut coupler deux ateliers en un : Escalier#Montée de Vourlat.
Liste non limitative.

Autres ateliers possibles

Potentiellement, tous.

La tentative d'épuisement

Il y a le modèle de la Tentative d'épuisement d'un lieu parisien de Georges Perec, que j'ai pratiqué avec le collectif X dans le cadre des Villes#.

Nous restions à écrire, sur un grand cahier-livre, pendant 24h, dans un lieu stéphanois, à une dizaine de personnes à tour de rôle, en décrivant tout ce qui se passait. Nous l'avons fait place Chavanelle et à Montreynaud.

Expérience tout à fait motivante, mais il n'en est pas sorti grand chose. Je ne suis même pas sûr que quelqu'un a lu la quelque centaine de pages écrites à chaque fois. Ce qu'il y avait de super, c'est le coté collectif et le relais de l'écriture

Personnellement, je préfère des démarches comme 14 fois le même objet (en prenant comme objet un lieu public, comme j'ai fait avec la Comédie), ou l'approche transitionnelle de Bergounioux lieu public. La notion de vouloir épuiser, ça me perturbe un peu, mais il est vrai que elle fait partie de cette pratique, un épuisement partagé par bon nombre de citoyens, et donc c'est vrai que c'est pas mal d'exprimer ça en écriture... et qu'il n'en sorte rien, forcément. Bref.

Et encore

Voici une liste d'ateliers sympas pour vibrer avec une ville, des ateliers que j'aime bien, mais qui me semblent moins directement adéquats :

Ne pas mentionner l'oiseau (ex : Végétal#Les Oreillovents, en fait l'oiseau c'est une abeille), Penser directement en termes de structure (ex : Végétal#Jeunes pousses qui gazouillent, mais là c'est à Chartres), Notes sur ma table de travail (je le fais souvent, mais j'ai l'impression que c'est plutot du coté humain que ça cause), Artaud en juste 100 mots (l'humain aux prises avec les injonctions citadines avec Parler vrai#Autotestez-vous, à Bordeaux), Tout Mauvignier en une seule phrase, et Marcher dans la maison vide (Un petit commerce vu de l'intérieur : Commerce#CHÈRES CLIENTES CHER CLIENTS).