Villes#1 Saint-Étienne Moreno#3#4

Pour le mercredi 2 novembre 2016

Grosse surprise pour moi ce matin en consultant l’agenda du projet : c’est mon jour de congé !?

J’étais assis, mais je crois que je me suis encore assis. De ma vie, c’est la première fois que sur une activité théâtre je voyais pour moi l’inscription -congé-.

Car, oui, il y a des congés sur Villes# : c’est un projet actif tous les jours de la semaine, et nous faisons un tour de repos. Je ne sais à la suite de quel micmac je me trouve déjà en congé deux jours après le lancement ? sans doute suis-je particulièrement talentueux ? aussi, ai-je passé ma journée à… me reposer.

Pour le jeudi 3 novembre 2016

Nous commençons toujours par une réunion sur tout ce qui s’est passé la veille et sur tout ce qui se passera dans la journée. Une heure à se redire bonjour, à échanger les idées et banalités ou débriffer. « Aujourd’hui l’école Molina est fermée parce qu’il y a une panne de chauffage »… ok.

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C’est reparti pour notre dispositif de captation sensible de la ville à pastilles autocollantes de couleurs, on voit des petits ronds bleus verts jaunes rouges venir sur des cartes de Saint-Étienne selon que nos visiteurs ont eu peur, été amoureux, ont eu envie de rire, etc.

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Mais l’exploration sensible n’est pas toujours bien éclairée dans notre dispositif.

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Nous commençons à collecter de nouvelles « définitions » de la ville, que nous exploiterons pour le chœur parlé.

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Et nous fournissons un important travail de rencontre vers les habitants.  Il est établi que nous allons monter notre chœur public dans divers établissements scolaires du quartier, ce qui nous rend particulièrement heureux et fiers !

Et nous avons commencé le porte à porte ! Nous avons même un excellent accueil des habitants, très bonne écoute… des gens très divers, manifestement modestes, très corrects… ils ne nous font jamais rentrer chez eux, nous écoutent sur le pas de la porte, nous disent oui ou non, souvent nous recueillons une belle attention de leur part. Ce porte à porte est presque un plaisir.

On ne le sait pas au départ, mais le porte à porte dans les grands ensembles est d'abord une affaire d'escaliers.

On ne le sait pas au départ, mais le porte à porte dans les grands ensembles est d’abord une affaire d’escaliers.

Sans oublier les fondamentaux : le travail artistique. L’écriture, avec le travail en groupe et le travail en solitaire. Tout le monde remplit des pages et des pages de textes, sachant très bien qu’au final il ne faudra pas durer plus de 5 minutes.

Les comédiens bossent à leur ordi.

Les comédiens bossent.

Et pour finir la journée, on se rassemble toujours pour le chœur parlé et la controverse.

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Aujourd’hui, nous avions un sujet d’actualité brûlante : le voile… vu comment que l’actualité brûlante est faite. Heureusement, nous autres artistes, nous nous débrouillons pour être intéressants en toutes situations. C’est un peu notre métier. Et nous y sommes encore brillamment parvenus.

Sur un projet cinématographique s’inspirant d’un fait réel sur le sujet du voile, comment ouvrir des portes, solliciter des soutiens. Comment la réalité est déstabilisante et ne se laisse pas saisir. Comment les hommes et les femmes se font happer, et finissent tous perdants. Comment un film forme inquiétude, écho ou espoir, comment les gens s’y impliquent ou le rejettent. Comment, à Montreynaud, il fait rêver et vivre.

Un mot saisi de notre ami Grégory : Tenir est le verbe du théâtre.

À demain.

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